Expositions en cours

Impressionismo tedesco – Liebermann, Slevogt, Corinth, dal Landesmuseum di Hannover
L'Assessorat du Tourisme, des Sports, du Commerce, de l’Agriculture et des Biens culturels de la Région autonome Vallée d’Aoste annonce que le samedi 11 juillet 2020, à 9 h, l’exposition Impressionismo tedesco – Liebermann, Slevogt, Corinth, dal Landesmuseum di Hannover ouvrira ses portes, au Musée Archéologique Régional, place Roncas à Aoste. C’est la première fois en Italie qu’est proposé ce projet inédit, fruit de la collaboration institutionnelle entre la structure Expositions et promotion de l’identité culturelle de la Surintendance des activités et des biens culturels de la Vallée d’Aoste et le Landesmuseum de Hanovre (Allemagne), qui possède l’une des plus belles et célèbres collections au monde d’art allemand des XIXe et XXe siècles. Dirigée par les commissaires d’exposition Thomas Andratschke, responsable de la section « Nouveaux maîtres » du Landesmuseum de Hanovre, et Daria Jorioz, historienne de l’art et dirigeante de la Région autonome Vallée d’Aoste, cette exposition entend raconter l’histoire de l’évolution de l’Impressionnisme allemand, à travers une prestigieuse sélection de tableaux, d’œuvres graphiques et de sculptures venus du Landesmuseum de Hanovre, dont la plupart n’ont jamais été exposées hors d’Allemagne. Cette exposition de chefs-d’œuvres signés Liebermann, Slevogt et Corinth représente une occasion unique d’enquêter, d’étudier et de valoriser d’importants artistes, peu connus du public italien mais du plus grand intérêt, compte tenu du fait que les impressionnistes allemands ont souvent représenté la nature et les paysages d’Italie. À partir du rapport avec l’Impressionnisme français, l’exposition suit l’ordre chronologique pour explorer trois thèmes : la première section est dédiée aux pionniers de la peinture paysagère allemande jusqu’en 1890, la deuxième propose aux visiteurs les chefs d’œuvres des trois plus célèbres impressionnistes allemands, Max Liebermann, Max Slevogt et Lovis Corinth, tandis que la troisième section présente leurs successeurs, les autres artistes du courant impressionniste allemand actifs jusqu’en 1930. L’Impressionnisme est le premier courant artistique international dans l’histoire de l’art européen : né en France vers 1870, il se répandit à la fin du XIXe siècle dans les autres pays d’Europe, en Allemagne, en Belgique et en Angleterre notamment, et influença aussi considérablement l’art italien. Avec ses teintes lumineuses et ses touches de pinceau légères et fragmentées, l’impressionnisme français s’oppose au sombre formalisme de la peinture académique du XIXe siècle. En Allemagne, les origines du mouvement impressionniste sont visibles dans la peinture réaliste de paysage, la realistische Freilichtmalerei, qui contraste avec le goût conservateur prédominant dans le pays à l’époque de l’empereur Guillaume de Prusse (qu’on appelle aussi Kaiser Wilhelm). Dès 1820, bon nombre d’artistes quittent les quatre murs de leur atelier pour peindre la réalité « en plein air », au contact direct de la nature. La première section de l’exposition analyse la tradition réaliste de la peinture de paysage en Allemagne entre 1828 et 1890, à travers les œuvres de pionniers de l’impressionnisme allemand, tels que Carl Blechen, Franz Lenbach et Hans Thoma. À partir de 1901, dans le cadre de la « Sécession de Berlin », Liebermann, Slevogt et Corinth défient le courant académique dominant. Ils suivent l’exemple des « peintres-graveurs » français, et deviennent ce faisant les principaux représentants de l’impressionnisme en Allemagne. Ce moment charnière est ici illustré dans la deuxième section de l’exposition par une remarquable sélection de créations de ces trois célèbres artistes et des autres paysagistes allemands qui adhèrent résolument à l’impressionnisme jusqu’à son déclin définitif, au moment de la fin de la République de Weimar et de la naissance du mouvement artistique de la « nouvelle objectivité » (Neue Sachlichkeit). À la fin du XIXe siècle, les artistes spécialisés dans la peinture de paysage de l’Europe entière s’établissent à la campagne ou en dehors des agglomérations. En s’installant dans des endroits jugés « pittoresques » ils donnent naissance à de véritables colonies d’artistes que, jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, l’on retrouve dans toute l’Europe centrale, la Mitteleuropa. Au nombre des plus célèbres, citons celles de Barbizon, en France, de Skagen au Danemark et de Worpswede, en Basse Saxe. Parmi les fondateurs de la colonie allemande de Worpswede, l’on retrouve les noms de Otto Modersohn et de Hans am Ende. Et à côté des œuvres de ceux-ci, la troisième section de l’exposition propose celles d’autres artistes significatifs de cette phase, dont l’impressionniste bavarois Max Feldbauer, ou encore Henrich von Zügel de Munich et Philipp Klein de Mannheim, ainsi que le sculpteur August Gaul. L’exposition Impressionismo tedesco est assortie d’un catalogue bilingue italien-français richement illustré, renfermant des critiques signées Thomas Andratschke et Daria Jorioz, publié par Silvana Editoriale et en vente au prix de 25 euros. Billets : Plein tarif 6 euros, tarif réduit 4 euros. Entrée gratuite pour les moins de 18 ans. Carte Abonnement Musées Piémont/Vallée d’Aoste. Billet couplé avec l’exposition Memorie di terra au Centre Saint-Bénin d’Aoste du 7 août au 29 novembre 2020 : plein tarif 10 euros, tarif réduit 6 euros.

Musée archéologique régional - Aoste
11 Juillet 2020 - 25 Octobre 2020

Interpretare la tradizione.
Prévue initialement dans les locaux de l’Hôtel des États, elle sera finalement aménagée dans le cadre historique de l’ancienne église Saint-Laurent d’Aoste : un déplacement rendu nécessaire par les nouvelles mesures anti-Covid. Cette exposition, dont la commissaire est Daria Jorioz, se compose d’une sélection de créations de ces deux artistes valdôtains, actifs depuis quelques années sur la scène locale, mais qui présentent pour la première fois leurs œuvres dans une salle d’exposition publique. Antonella Berra interprète l’artisanat de tradition d’une manière personnelle et délicate. Elle réalise des bas-reliefs en bois peint, ainsi que des œuvres en ronde bosse, qui synthétisent et actualisent certains des sujets les plus appréciés dans le contexte local, des coqs aux tatà, nous offrant ainsi un exemple de la vitalité de notre artisanat. Elle participe à la Foire de Saint-Ours depuis 1988 et, lors de la 63e Exposition-Concours de l’artisanat valdôtain de tradition, en 2016, a remporté le troisième prix de la catégorie « Jouets » avec sa marionnette. Passionnée de musique et de folklore, elle a consacré certaines de ses créations aux costumes valdôtains, de Cogne à Gaby, mais aussi à La Clicca de Saint-Martin et au Groupe folklorique des Traditions Valdôtaines. Claudio Mosele se consacre aux thèmes liés à la culture populaire de la Vallée d’Aoste et illustre des scènes de vie paysanne, de la fenaison à la récolte des pommes de terre, en passant par le travail des bûcherons, des moments de vie dans les alpages, ainsi que les fêtes traditionnelles. Autodidacte, il aime à définir son approche de l’art comme « primitive ». Son dessin naïf et direct, instinctif et antiacadémique, est caractérisé par un trait ferme et par les contours nets définissant les figures. Son utilisation exclusive des pastels à l’huile pour appliquer les pigments directement avec les doigts fait de lui davantage un dessinateur qu’un peintre. Pour ces deux auteurs, la Vallée d’Aoste, son territoire et sa culture sont autant de sources d’inspiration : cette exposition constitue donc un hommage à la montagne et à la dimension alpine qui nous caractérise. L’exposition est assortie d’un catalogue synthétique bilingue italien-français publié par la Tipografia Pesando, en vente au prix de trois euros.

Eglise Saint-Laurent - Aoste
5 Juin 2020 - 23 Août 2020

 




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